Et si le TGV percutait le train d’uranium ?

jeudi 20 octobre 2011
par  adrd07
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le président de la cli interpelle l’asn

C’est l’accident ferroviaire qui s’est produit le 20 octobre dernier entre Golfech et Valence qui a invité Alexis Calafat, président de la CLI, à poser sa question à l’Autorité de sûreté nucléaire./ Photo DDM, M. Bony

Les sujets d’inquiétudes ne manquent pas, ces derniers temps pour le président de la Commission locale d’information (CLI) auprès de la centrale nucléaire de Golfech, Alexis Calafat.

Outre l’épisode de l’intrusion de militants de Greenpeace au sein de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui a passablement irrité le maire de Golfech, c’est une autre question qui le tracasse depuis plus d’un mois.

 

photo : Les wagons du train de marchandises qui transportait des ballasts ont été déséquilibrés et les ballasts qui se déversaient sur les rails sont venus percuter le côté droit du TGV.

 

Suite à l’accident ferroviaire qui s’est produit le 20 octobre dernier entre Golfech et Valence-d’Agen, qui a vu un TGV Toulouse-Paris heurter le chargement d’un train qui circulait dans le sens inverse (photo), Alexis Calafat a, en effet, interpellé l’Autorité de sûreté nucléaire : « J’ai sollicité l’ASN pour savoir ce qui se passerait si, au lieu de heurter un train de marchandises, le TGV lancé à pleine allure à 140 km/h avait percuté le wagon transportant le château de plomb transportant l’uranium de la centrale nucléaire de Golfech. On me dit que ces châteaux de plomb sont capables de résister à des chutes de plus de 7 mètres, mais un train en pleine vitesse comme le TGV, je ne sais pas ? »

Plus d’un mois après, toujours pas de réponse

Plus d’un mois après avoir adressé sa question par courrier à l’ASN, une lettre transmise une dizaine de jours après l’accident, l’élu, qui siégera aujourd’hui à Paris au Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire, attend toujours la réponse.

Et c’est tout autant cette lenteur qui explique sa colère du moment. « J’attendais, sur un sujet aussi délicat, davantage de diligence de la part de l’ASN », explique Alexis Calafat qui fut l’un des premiers à se rendre, le 20 octobre dernier, sur les lieux de l’accident ferroviaire et qui avait pu mesurer combien on avait frôlé la catastrophe. Qu’en aurait-t-il été en cas de percussion d’un château de plomb ? La réponse se fait attendre…

 


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