Le FRET INTERNATIONAL S’INTENSIFIE

mardi 15 mai 2012
par  adrd07
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Voilà une partie de ce qui va debouler sur la voie ferrée HISTORIQUE. Du fret international, pratiquement pas de fret français et c’est nous qui payons les aménagements et supportons les nuisances.

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DECRYPTAGE Alors que fret SNCF continue sa lente descente aux enfers, la filiale de Deutsche Bahn,EuroCargoRail, 1er opérateur de fret privé en France, se positionne comme un redoutable concurrent.

 
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Premier concurrent en France de Fret SNCF, la Deutsche Bahn prévoient d'atteindre les 20% de parts de marché dès 2012. (SIPA)

Premier concurrent en France de Fret SNCF, la Deutsche Bahn prévoient d’atteindre les 20% de parts de marché dès 2012. (SIPA)

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Fin avril, Euro Cargo Rail, la filiale française de transport de marchandises de la Deutsche Bahn, et Gefco, leader européen de logistique automobile, ont inauguré leur première gare de triage en France, située près de Dijon (Côte d’Or). Cette plateforme sera entièrement dédiée au transport des 500.000 voitures Peugeot-Citroën qui sortent chaque année des usines de PSA et sont expédiées partout en France et en Europe.

C’est ce maillage européen qui, aujourd’hui, rend la Deutsche Bahn imbattable en matière de logistique et de transport de marchandises : "le fret ferroviaire a toujours été un business européen : chaque jour, 60% de nos trains traversent au moins une frontière, explique Alander Hedderich, le président de DB Schenker. En fait, c’est un business qui n’est pertinent que si les distances sont longues".

20% de parts de marché du fret ferroviaire en France dès 2012

De fait, DB Schenker, leader du marché européen, avec 33.000 salariés, est désormais le numéro 1 non seulement en Allemagne mais en Grande-Bretagne, en Pologne et aux Pays-Bas,. En France, EuroCargoRail est n°2, juste derrière la SNCF, avec 16% de parts de marché, - et 20% prévus en 2012. 

Cette puissance, qui lui a permis de rafler le contrat Gefco en septembre dernier au nez de Fret SNCF, dont c’était le premier client, ne produit pas encore des effets tout à fait suffisants : "Nous sommes profitables, mais avec 32 millions d’euros de résultat net pour un chiffre d’affaires de 5 milliards, nous sommes encore très loin d’être satisfaits", prévient Alexander Hedderich.

C’est un fait, le patron n’a pas l’intention de faire le moindre cadeau à la SNCF. Mais il veut encore tenter d’avancer masqué, avec un manque total de conviction, que révèle la faiblesse de son raisonnement : "Vous savez, si nous étions vraiment agressifs, nous nous appelerions DB Schenker France. Là, nous sommes EuroCargoRail, ce qui signifie que nous ne nous positionnons pas frontalement contre la SNCF, mais que nous nous concentrons sur la compétition avec les routiers…".

"Des décisions vont être prises" a prévenu la patronne de fret SNCF

En attendant, fret SNCF continue sa lente descente aux enfers. Au dernier Comité central d’entreprise, le 17 mars dernier, les syndicats, découragés, ont rapporté une phrase révélatrice de la dirigeante de fret SNCF, Sylvie Charles : "le fret est insoutenable pour le groupe, des décisions vont être prises". Depuis fin 2011, il y a moins de 10.000 cheminots au fret, le trafic est en constante diminution et seules trois grandes gares de triage tournent encore à plein (le Bourget, Lyon-Sibelin et Woippy, en Lorraine). Mais tant que EuroCargoRail ne s’appelle pas DB Schenker France…

 


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