Ces bruits vous tuent lentement !

vendredi 25 mai 2012
par  adrd07
popularité : 7%

 

« Ces bruits vous tuent lentement ! » Serge Casimir, habitant du Pouzin, s’oppose au projet de fret ferroviaire depuis 2009. Raison pour laquelle il a rejoint l’Association défense rive droite (ADRD07) et ses quelques 120 adhérents, dont il est trésorier. Ce projet, qui s’inscrit dans le Grenelle de l’environnement et qui reliera Lyon et Perpignan, devra transférer sur rail 25 % du trafic routier d’ici 2020. Ainsi, le trafic passerait à 80 trains quotidiens en 2020 et 110 en 2030. « Aujourd’hui, il y a entre 30 et 35 trains par jour en moyenne, avec une variation de plus ou moins 30 % », explique Jean-Dominique Lasserre, chef de projet Vallée du Rhône à Réseau ferré de France (RFF).

« Les trains dépassent les seuils, ça nous réveille »

« Jour et nuit, les trains dépassent les seuils ! Et ça nous réveille », poursuit Serge Casimir. « Un jour, mon fils a mis son smartphone sur la fenêtre. Lorsqu’un train est passé, il affichait entre 90 et 92 décibels ! » Et, outre les nuisances sonores, ce sont aussi les nuisances vibratoires qui dérangent.

JPEG - 77.7 ko

« Un midi, quand on mange sur la terrasse et qu’un train passe, on est obligé d’arrêter la discussion », continue Raymond Michel, l’actuel président de l’ADRD07. « L’hiver, les fenêtres fermées, c’est à peu près vivable mais l’été, ce n’est pas possible ! » Raymond Michel habite Saint-Georges-les-Bains, en bordure de la voie de chemin de fer, depuis 1994. Et il explique être gêné par le bruit depuis l’été dernier : « de 1994 à 2009, le trafic déclinait et les trains étaient plus courts. » Aujourd’hui, selon lui, les trains, outre la nuit, se concentrent essentiellement « le matin de bonne heure et vers 11 heures-midi. »

 

À cela s’ajoutent aussi des interrogations sur la sécurité. « Cette voie historique a été construite au départ par Napoléon III », assure le président de l’association. « Ces voies ne sont donc pas aux normes, et notamment au niveau du viaduc du Pouzin. » À RFF, si « le risque zéro n’existe pas », Jean-Dominique Lasserre réfute la mauvaise qualité des voies. « La voie a été refaite dans les années 1970 et ses composants sont renouvelés régulièrement. Aujourd’hui, on est sur une voie tout aussi moderne que sur la rive gauche. »

par Loïc BLACHE le 10/04/2012 Dauphiné Libéré


Commentaires