CR de la réunion du 12 juillet 2012 à Bruxelles.

lundi 3 septembre 2012
par  adrd07
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Compte rendu de la réunion du 12 juillet 2012 à Bruxelles

Les membres du bureau de l’ADRD07 se sont rendus le 12 juillet à Bruxelles au siège du Parlement Européen pour être reçu par Monsieur Riquet Dominique, vice président de la commission des transports auprès du Parlement Européen.

Ils lui ont remis un dossier concernant les nuisances actuelles générées par le trafic ferroviaire sur la voie de la rive droite du Rhône et leur inquiétude dans la perspective de l’augmentation du trafic, dans celui-ci figuraient les résultats des enregistrements sonores auxquels se livre l’association.

A l’issu de l’exposé Monsieur Riquet a précisé les points suivants.

Le sillon rhodanien est un axe essentiel pour le trafic ferroviaire européen et son augmentation est inéluctable, toutefois les chiffres de 150 trains par jour sur la rive droite sont erronés. En effet cette voie ne peut supporter un tel trafic et ne restera qu’une voie de délestage, ce sera sur la rive gauche que le trafic sera dirigé car c’est sur celle-ci que des travaux sont effectués. Le contournement de Lyon aura donc comme conséquence de diriger le flux sur la rive gauche. De plus le développement du port de Marseille ainsi que l’achèvement du percement du tunnel reliant la France à l’Italie et aux pays de l’Europe de l’est auront comme conséquences d’augmenter encore plus ce trafic et toujours sur la rive gauche.

En ce qui concerne la construction d’une voie dédiée au trafic marchandises dans le sillon rhodanien il n’y a aucune programmation et elle n’est pas envisagée. Il convient de ce fait de résoudre les nuisances sonores actuelles ce dont le Parlement Européen est conscient. Ce problème concerne d’autres pays que la France et plus particulièrement l’Allemagne où les populations citadines impactées sont très importantes.

En conséquence un texte réglementaire a été voté et le tarif pour les wagons respectant les normes de sécurité et de bruit sera réduit alors que les wagons bruyants ne respectant pas les normes de sécurité seront majorés. Il a été précisé que les wagons ne sont pas tous la propriété de compagnies ferroviaires mais appartiennent soit à des particuliers soit à des fonds de placements.

Il est prévu d’adapter les 300.000 wagons qui circulent à la technique du retrofitting (un train ne faisant que freiner et accélérer, le retrofitting consiste à réguler la vitesse du train pour éviter les effets bruyants et énergivores de ces freinages et accélérations) pour un cout de 3.500€ par wagon soit un total d’un milliard d’euros mais les contraintes budgétaires font que ce projet est en attente cette mesure aurait pour résultat d’atténuer le son de dix décibels. Cela ayant pour conséquence de laisser la situation en l’état alors que son efficacité est prouvée, la Suisse est déjà passée à cette technique, pour un montant identique, les résultats sont probants. Il est évident que l’augmentation de la longueur des trains jusqu’à 1.000 mètres ne peut se faire qu’avec des moyens de freinage adaptés et contrôlés car il y a un risque très important d’accident. Si la réduction de la vitesse est une excellente solution à la résorption du bruit elle est inenvisageable car non économique. 

Il n’est pas prévu de travaux sur les voies de la rive droite pour le moment, changement de rails, de ballast et autres. Par contre les mesures d’isolation des bâtiments par la pose de vitrages phoniques et les murs antibruit sont financés mais limités dans le temps.

Les wagons sont régulièrement contrôlés et ce de manière rigoureuse et donc il n’y a pas de souci en ce qui concerne la sécurité. A nos demandes de savoir quel est l’organisme qui contrôle et comment sont effectués ces contrôles, aucune réponse.

Pour les dépassements des normes LAeq, moyenne des bruits sur une période donnée, il nous a conseillé d’agir au plan juridique cela n’étant pas du ressort de l’Europe qui est consciente du fait et agi. Toutefois il n’a jamais été évoqué la réglementation en matière sonore malgré notre insistance.

En conclusion il nous a été dit que nous avions bien de la chance de vivre sur la rive droite du Rhône mais nous aurons peut être que les wagons les plus vétustes non mis aux normes.

Après cette heure d’entretien et avec l’autorisation de Monsieur Riquet nous publions les résultats de celui-ci.

  



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